CORRESPONDANCES / VASISTAS / HISTOIRE DU REGARD A TRAVERS LA FENÊTRE / IL SE PASSE QUELQUE CHOSE ENTRE NOUS

SOUFIANE ABABRI, KATYA EV, ANNE-CHARLOTTE FINEL, JOHAN LARNOUHET, NIYAZ NAJAFOV, LUCA RESTA, GIORGIO SILVESTRINI

24 mars - 30 avril 2017

Commissariat : Dasha Akimava et Azad Asifovich


Galerie Mansart est heureuse d’accueillir du 23 mars au 30 avril «Correspondances / Vasistas / Histoire du regard à travers la fenêtre / Il se passe quelque chose entre nous ... » une proposition de Dasha Akimava et Azad Asifovich. Un palimpseste, c’est un projet conçu comme une continuité des expositions possibles, comme une fenêtre dans une fenêtre, comme une oeuvre inachevée. Il ouvre la voie vers un jeu infini des discours possibles tout en guidant notre regard vers les paysages quelconques, brouillant des limites entre le réel et l’imaginaire. De surcroit, il procure dans notre conscient un espace poétique ou symbolique, mais ce qu’il montre n’est pas toujours visible ou ne l’est que partiellement. Aussi participe- t-il d’un double jeu de dissimulation, propre à servir de tremplin à l’imaginaire.

Télécharger le communiqué de presse ici.


Soufiane Ababri

Abdellah Taïa, qui vient de publier son nouveau roman "Celui qui est digne d’être aimé", encense la liberté érotique des bed works, ces dessins que Soufiane Ababri griffonne aux crayons de couleur, allongé sur un lit.

Dès le premier regard, j’ai été saisi, frappé. Je dirais même ceci, sans aucune hésitation : je suis tombé immédiatement amoureux de ces dessins signés de mon compatriote Soufiane Ababri. Et j’ai éprouvé, tout de suite également, ce désir: inventer des mots pour les décrire, les accompagner, les rêver encore et encore. Propager autour de moi le plaisir qu’ils procurent. Jouir avec les autres en les poussant à contempler ces dessins très libres, très érotiques et, cela va sans dire, très politiques.

Il y a une telle liberté dans la série Bed work. Un tel sentiment de jubilation. Et un souffle, fort, assuré, assumé, qui traverse l’ensemble sans jamais faiblir. Qu’il s’agisse d’un auto- portrait ou bien d’une scène sexuelle ou encore d’une image prise directement dans la rue, sur la plage, dans une manifestation, je suis systématiquement emporté par la très grande expressivité du style et sa simplicité très émouvante.

J’ai l’impression d’être à côté de Soufiane Ababri, dans son lit, et j’assiste à ce travail, à cette éclosion. Je l’entends qui se parle. Je me libère de tout et je laisse parler mon cœur, mon corps, mon sexe. Je n’ai pas peur. De quoi avoir peur d’ailleurs ? De l’autre ? Les autres ? Je suis déjà nu et, homosexuel libre tout au fond de moi, Soufiane, je vais oser aller plus loin. Et je le fais. Et il le fait. D’une manière si naturelle, si évidente, si belle, si tendre et si crue que jamais on ne doute de sa sincérité. Et de son talent. Je suis avec Soufiane. Et je ne suis pas lui. C’est peut-être cela qui me fait aimer plus ces dessins. Soufiane est marocain comme moi. Vivant en France depuis quelques années, comme moi. Et, pour sûr, il est ici beaucoup plus libre que moi. Je suis surpris et ravi par son audace. Je suis frère avec lui. Admiratif devant lui. Et, comme d’autres l’ont fait avec moi, je prends sa main. Cela s’impose. Cela doit être fait.

Toute la culture esthétique de Soufiane est là, dans ces dessins. Toute sa sensibilité. Et toute son audace politico-sexuelle. En les regardant, je pense à Jean Genet, à sa merveille Un chant d’amour. Je pense à Rainer Werner Fassbinder. Je pense aux merveilleux films égyptiens des années 50 et 60. Je pense à certains détails si transgressifs, si jouissifs, de nos vies marocaines. Et je pense à tant d’autres choses sans que cela m’empêche de voir et de reconnaître le geste artistique accompli par Soufiane. Je me dis aussi que je n’ai jamais vu un artiste arabe aller aussi loin dans l’expression des désirs, de la sexualité et des corps nus. Bien plus que nus. Et là, je suis devant un dilemme : je suis obligé de reconnaître ce trait distinctif, ce courage politique, et en même temps je n’ai pas envie d’enfermer Soufiane dans un regard trop politique qui passerait sous silence l’essentiel de cette série : sa très grande liberté. Que faire alors ?

​Soufiane Ababri est né au Maroc. A grandi au Maroc. La culture arabe est en lui. Ses traces lointaines, proches, le nourrissent. Et ces dessins si érotiques forcément rappellent les magnifiques miniatures perses où il y a un jeu très subtil entre ce qu’on cache et ce qu’on montre. Des miniatures pour dire d’une manière précise et durable un sentiment amoureux. Un geste tendre. Un geste sexuel. Un geste homosexuel. D’ailleurs, certains de ces miniatures représentent des couples d’hommes en train de faire des choses. Ils avancent.

Abdellah Taïa

Né en 1985 à Tanger Maroc, vit et travaille à Paris, France.

Formations:

2014: Master II, Ecole national supérieure des arts décoratifs de Paris, France
2010: DNAP, École supérieure des beaux arts de Montpellier Agglomération, France

Expositions personnelles:

2015: What's the name of this nation, Le cube indépendant art room, Rabat, Maroc
2017: Oh please! don't be angry! it's based on emotional facts, Eternal Galerie Tours, France

Expositions collectives:

2013: Ce lieu n’est pas la maison de Descartes, commissariat Karima Boudou, Institut Français Amsterdam, Pays-Bas
2013: The Dorian’s Room at Babel North, Galerie Mfc Michèle Didier, Paris, France
2014: You can delete any comment that you crate, commissariat Karima Boudou, Bruxelles, Belgique
2015: Chercher le garçon, MAC/VAL, commissariat Frank Lamy, Vitry- sur-Seine, France
2015: Exposition Recto/Verso, Fondation Louis Vuitton, Paris, France
2015: I’m Burning Paris, commissariat StanisL·aw Ruksza, Paris, France
2017: 62 eme salon de Montrouge, France
2017 : Tous des sangs-mêlés, MAC/VAL, commissariat Frank Lamy et Julie Crenn, Vitry-sur-Seine, France
2017: Correspondances / Vasistas / Histoire du regard à travers la fenêtre / Il se passe quelque chose entre nous ..., commissaire: Azad Asifovich & Dasha Akimawa, galerie Mansart, Paris, France

Intervention/Workshops:

2015 : Ateliers animés à Betonsalon centre d’art et de recherches / «Les tentatives invérifiables de rentrer dans l’Histoire» , Paris, France
2015: Conférence pendant le séminaire «Boys don’t cry» au MAC/VAL, Vitry-sur-Seine, France
2015: Workshop avec les étudiants des beaux arts de Quimper et Brest, France
2015: Hospitalité parcours entre Bétonsalon et le MAC/VAL. 2016 : Jury DNSEP à l’ISBA de Besançon, France

Résidences:

2015-2016: cité internationale des arts Paris, France
2016-2017: résidence post-diplome de l’école des beaux arts de Lyon, FranceCollections:Collection du Musée du MAC/VAL​Collection du Frac Poitou-Charenteshttp://soufiane-ababri.blogspot.fr


Anne Charlotte Finel

Née en 1986 à Paris, France vit et travaille à Paris, France. Représentée par la galerie Jousse

Anne-Charlotte Finel crée des vidéos susceptibles de connaître des mues successives, voire d’être interprétées par d’autres artistes. La notion de collaboration est chez elle primordiale ; ainsi en est-il pour la composition originale des musiques accompagnant chacune de ses œuvres. Ses images, quant à elles, sont reconnaissables à leur grain puissant et aux couleurs altérées, à la limite du noir et blanc. L’artiste a en effet choisi de travailler dans un entre-deux permanent : « Je réalise mes vidéos la nuit, à l’aube, au crépuscule ou à l’heure bleue. »
Une période incertaine, mystérieuse, où tout est comme en suspens. Cet entre-deux est aussi géographique, à la lisière entre ville et campagne, un paysage transitoire à arpenter du regard, et récurrent dans la pratique de l’artiste. Elle cherche à créer « des images s’éloignant d’une réalité qui serait trop crue, trop dé nie », des images lentes, quasi oniriques, semblables à un motif abstrait. Les êtres humains, présents de loin en loin dans ses premiers travaux, tendent à disparaître complètement ; laissant la place à la nature, avec des traces urbaines sous-entendant néanmoins leur existence. Dans ses œuvres les plus récentes, Anne-Charlotte Finel effectue des recherches sur les eaux habitées : lac artificiel, réservoir... Elle a ainsi filmé des chutes d’eau, transformant leur mouvement vertical en une image hypnotique. Son intérêt reste vivace également pour la question de la perte des repères – elle a de cette manière suivi des chiens blancs, devenant de simples lueurs dans l’obscurité naissante du soir. Dans les deux cas, l’artiste, qui crée toujours à partir d’une vision, d’une image fugitive, nous pousse à imaginer des mondes cachés – car « l’obscurité permet de mieux voir ».

Daria de Beauvais

Née en 1986 à Paris, France vit et travaille à Paris, France. Représentée par la galerie Jousse Entreprise, Paris

Formations:

2014 : Programme AIMS, résidence en milieu scolaire, Saint-Ouen, ENSBA / mécénat des Fondations Edmond de Rothschild, France
2010 : Diplôme National Supérieur d’Arts Plastiques avec les félicitations du jury, ENSBA, Paris, France
2009 : Séjour d’études à Art Center College of design, Pasadena, USA
2008 : Diplôme National d’Arts Plastiques, ENSBA, Paris, France

Expositions personelles:

2018: Galerie Jousse Entreprise, Paris, France
2017: Eclaireur, commissariat Lionel Balouin, Galerie Edouard Manet, Gennevilliers, France

Expositions collections / Projections:

2017: Correspondances / Vasistas / Histoire du regard à travers la fenêtre / Il se passe quelque chose entre nous ..., commissaire: Azad Asifovich & Dasha Akimawa, galerie Mansart, Paris, France
2017: Exposition de Curate It Yourself, commissariat Pietro Della Giustina, Claudia Buizza, Jacques Henrich Toussaint, Château de Lajone, Italie
2017: Exposition Hors les murs du Palais de Tokyo, commissariat Katell Jaffres, Château de Villeneuve Lembron, France
2017: De Bruits et de Mouvements, Festival Videobox, commissariat Odile Burluraux et Corentin Hamel, Carreau du Temple, Paris, France 2017: Votre âme est un paysage choisi, commissariat collectif Inconnaissance, Kogan Gallery, Paris, France
2016: Still Laps, L’abat-jour, La fête des lumières, commissariat Arnaud Brihay, Lyon, France
2016: (An)suite,Lasécu,commissariatValérie Boubert-Lefèbvre et Michel Pointevin, Lille, France
2016: Still Laps, InternationalVideo Art Festival Now&After, commissariat Arnaud Brihay, Moscou, Russie
2016: Histoire naturelle, La Frontiera, commissariat Beatrice Caracciolo, Paris, France2016: Bad at sports, ChezKit, commissariat Marie Gayet et Celia Nkala, Pantin, France
2016: [ ... ], Inconnaissance, 6B, commissariat collectif Inconnaissance, Saint Denis, France
2016: The Chimney Video and Performance Festival, commissariat Clara Darrason et Jennifer Houdrouge, New York, USA
2016: Salon de Montrouge, commissariat Ami Barak, Montrouge, France
2016: La Ville au Corps, Carreau du Temple, commissariat Jeanne Brun et Jessica Castex, Paris, France
2016: Traverse Vidéo, L’atypique trouble, Cinéma UGC, commissariat Simone Dompeyre, Toulouse, France
2016: Sentinelle, La Crypte, commissariat Rémy Albert, Orsay, France
2016: Territoire, galerie Jousse Entreprise, commissariat Philippe Jousse et Sophie Vigourous, Paris, France
2015: Nuit Blanche Off, Microclimat, jardin des Rosiers - Joseph Migneret, commissariat José-Manuel Gonçalvès, Paris, France
2015: Le cinéma de la Nouvelle Lune à l’école, école élémentaire Pierre Budin, commissariat Jean-Christophe Arcos, Paris, France
2015: Le parfait flâneur, Palais de Tokyo hors les murs, Halle Girard, commissariat Hilde Teerlinck, Lyon, France
2015: Baleapop #6, commissariat Audrey Teichmann, Saint-Jean-de-Luz, France
2015: Jardins Secrets, commissariat Jeanne Barral, Paris, France2015: Paisaje, Cinema Anemic, Espai ST3, commissariat La Vidéothèque, Barcelone, Espagne
2015: Nuits des danses perdues, Les lundis du Pavillon du Palais deTokyo, Cité internationale des Arts, Montmartre, France
2015: Qui sont les animaux ?, Nuit européenne des Musées, Musée de la Chasse et de la Nature, Paris, France
2015: Lunes Révolues, Hors les murs du Palais de Tokyo, Cité internationale des Arts, Montmartre, France
2014: Les Yeux dans le bocal, programme AIMS, Galerie du Crous de Paris, France
2014: Jardin éphémère, commissariat Götz Arndt et Fabrice Vannier, Saint-Ouen, France
2014: Société Sauvage, Tootem #2, Instants Chavirés, Montreuil, France
2014: Les temps difficiles, 80 rue Duhesme, Paris, France2014: Can we see well enough to move on?, Polar Inertia, Abilene gallery, Bruxelles, Belgique
2014: En sommeil, Galerie Louise, commissariat Dorothée Davoise, Le Pré-Saint- Gervais, France
2013: Ultramémoire #6, #7, #8, commissariat Jerôme Nivet-Carzon, Musée Barjola, Gijon, Espagne / Musée Kasteev, Almaty, Kazakhstan / Fondation Niemeyer, Aviles, Espagne
2013: Le temps d’une ruine, Maison des Ensembles, Paris, France
2013: Autoroute du soleil, avant-propos, Galerie nivet-carzon, commissariat Jerome Nivet-Carzon, Paris, France
2012: Les maîtres du désordre, musée du quai Branly, commissariat Jean de Loisy, Paris / Kunst und Ausstellungshalle der Bundesre- publik Deutschland, Bonn, Allemagne
2012: Place aux jeunes - 2ème édition, galerie Guillaume, commissariat Michel Brière, Paris, France
2012: Pablo de Selva, photographe et Anne-Charlotte Finel, vidéaste, Fat Galerie, Paris, France
2012: Ultramémoire #5, Palais de l’indépendance, commissariat Jerome Nivet-Carzon, Astana, Kazakhstan
2012: Souvenirs from Earth, diffusion de vidéos, chaîne de télévision (diffusion au Palais de Tokyo)
2012: Ultramémoire #4 - « Untitled »,12ème édition de la Biennale d’Istanbul, Institut français, commissariat Jerome Nivet-Carzon, Istanbul, Turquie
2012: Le vent d’après, ENSBA, commissariat Jean de Loisy, Paris, France

Résidences, bourses, prix, concours:

2017 : Résidence Château de Grillemont, La-Chapelle-Blanche-Saint-Martin, Indre-et- Loire, France
2016 : Résidence croisée entre la synagogue de Delme et Tabakalera, Saint-Sébastien, Espagne
2016 : Résidence de création et de médiation, Orsay, France
2016 : Résidence à la Cité internationale des Arts, Paris, France
2016 : Lauréate du Prix du Conseil Départemental des Hauts-de-Seine, Salon de Montrouge, France
2015 : Lauréate du prix vidéo de la fondation François Sommer, Paris, France
2015 : Résidence arts plastiques et musique Baleapop #6, Saint-Jean-de-Luz, France
2014 : Résidence d’essai au Centquatre, Paris, France
2013 : 9e nuit européenne des musées, Métamorphose(s) dans le cadre du concours vidéo du musée de la Chasse et de la Nature, Paris, France
2011 : Obtention de l’Aide individuelle à la création de la Direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France, France
2011 : Lauréate du Festival National du Film d’Art NosYeux Grands Ouverts, Centquatre, Paris, France
2009 : Obtention de la bourse Collin – Lefrancs, France


Johan Larnouhet

Né en 1988 à Marseille, France.Vit et travaille à Paris, France.

Johan Larnouhet fait le choix d'entreprendre une pratique picturale consciente des artifices qu'offre l'élargissement du champ de la production des images à l'ère du numérique. En ce sens, ses réalisations les plus récentes se livrent ainsi à un chantier de construction, sur toiles, d'espaces intérieurs et extérieurs à la suite d'un travail, pour certaines, de composition et de modélisation virtuelle. S'ils donnent le sentiment d'être peints et d'apparaître entre deux mondes, c'est que l'incertitude provient du fait que les sources des éléments qui les constituent, relèvent de la cohabitation de cadres de références aussi concrets que factices.

Johan Larnouhet, Sans Titre, 2017, huile sur toile, 160 x 160 cm

Johan Larnouhet, Sans Titre, 2017, huile sur toile, 160 x 160 cm

Dans Sans-titre (2015), une fenêtre découpée simplement, laisse apparaître un morceau de paysage tout aussi simple, qui semble issu d'un univers de fiction. Sans doute aussi, la répétition et la déclinaison, d'une peinture à une autre, du motif d'un espace cellulaire, sobre et idéal, caractéristique d'une Annonciation ou d'une Visitation de la Renaissance, participe de l'effet de cette réalité flottante et distanciée. Mais le regardeur est néanmoins invité à camper au seuil d'une situation qui l'implique fictivement.

Dans une autre toile, Sans- titre (2015), le sol à carreaux produisant un effet de perspective, instaure à cet égard une sensation de spatialisation et de projection en profondeur. Au fond, d'ailleurs, une porte entre-ouverte laisse espérer mentalement que l'espace donné peut se déployer encore, et les surfaces élevées, nues, dépourvues de toute ostentation sont aussi libres que disponibles à de possibles incrustations.

​Mais dans Pruitt-Igoe (2015), l'espace se fait plus dense : sur un sol rose monochrome trône une forme sculpturale moderniste aux côtés d'une représentation agrandie de cette cité d'habitation américaine, icône d'une architecture impossible. Ce faisant, ces volumes d'apparence inachevée sont habités, partiellement, par des objets à l’existence avérée ou suggérant une possible manipulation. Ainsi ils apparaissent comme des fictions, froides mais sensibles, de lieux vacants, chargés par leur propre potentiel d'occupation et de déplacement.

Mickaël Roy

Formations:

2013: DNSAP, ENSBA de Paris , France
2012: Hochschule Für Bildende Kunst Hamburg (Hfbk), Art School Alliance Program, Hamburg , Allemagne
2009: DNAP, avec les félicitations du jury, Esadmm Marseille, France

Expositions collectives:

2017: Exposition collective au Centre d’Art Contemporarain de Meymac (résidents Chamalot 2017), France
2017: Correspondances / Vasistas / Histoire du regard à travers la fenêtre / Il se passe quelque chose entre nous ..., commissaire: Azad Asifovich & Dasha Akimawa, galerie Mansart, Paris, France
2017: Jeunes Créateurs, du 26 janvier au 27 février, Centre d’art les Passerelles, Pontault-Combault , France
2016: Vente aux enchères du salon de Montrouge, 4 & 5 novembre 2016, France
2016: Art Protect 2016 by Yvon Lambert & Aides, Fondation EDF, Paris, France
2016: Pareidolie, organisé par Luiza Valentina Schmidt et Alexandre Reverdito (Artmate), Paris, France
2016: 61e Salon de Montrouge, commissaires: Ami Barak et Marie Gautier, France
2016: Only Lovers, sur une proposition de Timothée Chaillou, 83 Rue de Turenne, Paris, France
2016: Lost in Between, commissaire: Sasha Pevak, galerie Alexandra de Viveiros, France
2014: Sélectionné pour le prix de peinture « Novembre à Vitry », Galerie municipale Jean-Collet, Vitry-sur-Seine
2013: Sélectionné pour l’exposition Novembre à Vitry , Vitry-sur-Seine
2012: Open studio, Karolinenstras. 2a HFBK Hamburg, Allemagne

Résidences:

2017: Chamalot-résidence d’artistes (Juin), France

Bourses/ prix:

2014: Sélectionné pour le Prix Keskar, France
2013: Sélectionné pour le Takifuji Art Award, Japon
2011: Bourse d’étude à la Hochschule Für Bildende Kunst Hamburg, Alfred Toepfer Stiftung F.V.S, Allemagne

Publications:

2016: Publication dans Tafmag, novembre 2016
2016: Catalogue du 61e salon de Montrouge, texte de Mickaël Roy​
2013/14 Catalogue Novembre à Vitry, Vitry-sur-Seine
2013: Catalogue des diplômés, ENSBA Paris
2012: Jungle Crap #2, Yassemeqk Collectiv (Fanzine), Berlin

​http://www.johanlarnouhet.com/Works.html


Giorgio Silvestrini

Né en 1985 à Palerme, Italie. Vit et travaille à Paris.

La peinture est le fruit d’un travail dans l’espace : Giorgio Silvestrini réalise dans un premier temps des maquettes — fragiles structures en bois et tissus chinés ça-et-là — qu’il agence et qui lui serviront de modèles. Il aime laisser apparent le côté artisanal et parfois précaire de ces petites poupées et autres créations de papiers. Ainsi, lorsqu’il peint de petits avions suspendus dans les airs, c’est en laissant les ls ; lorsqu’il s’empare d’un bouton maladroitement cousu sur un bout de tissu, on pense immédiatement à un raccommodage de fortune. Progressivement, les tissus se font drapés, et deviennent comme des vagues. Les espaces se ramifient, se complexifient et surgissent par le travail matiéré de la couleur. En e et, les surfaces colorées qui composent les tableaux sont comme « habitées » et confèrent une présence d’autant plus forte aux objets disposés sur elles.

Léa Bismuth

Giorgio Silvestrini, Sottocoperta, 2014, 'huile sur toile, 162 x 130 cm

Giorgio Silvestrini, Sottocoperta, 2014, 'huile sur toile, 162 x 130 cm

Dès la découverte du titre nous procédons au jeu des mots et au jeu des sens « sottocoperta (terme nautique) sotto de la coperta (sous la couette), ce qui en détourne le sens propre et offre au spectateur la liberté d'interpellation. Ici, la réalité est le point de départ vers un voyage imaginaire toujours ancrée dans le réel. Son propos se construit à partir d’un objet ordinaire, mais transformé, ce qui donne à voir dans cet objet ce qui n’est pas. Son but est de stimuler le regard à partir de ce qui lui est familier. Il s’agit à la fois de la représentation d’une réalité commune à tous ainsi que d’une réflexion sur le processus de la création artistique et notamment du rapport ambiguë de l’art au réel. Le référencement au genre du paysage est un prétexte pour renouer avec l’histoire de l’art. La peinture métaphysique Sottocoperta provoque des doutes, interroge le réel, met en scène le sens caché des choses et montre ce qui n'est pas visible.

Dasha Akimava

Formations:

2013: École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris (ENSBA) Félicitations à l’unanimité du jury de l’ENSBA, France 2009/2010: École Nationale Supérieure d’Art de Paris/ Cergy (ENSPC), France
2008: Académie des Beaux-Arts de Brera, Milan, Italie

Expositions personnelles:

2015: Exposition personnelle, Galerie Eva Hober, Paris, France

Expositions collectives:

2017: Correspondances / Vasistas / Histoire du regard à travers la fenêtre / Il se passe quelque chose entre nous ..., commissaire: Azad Asifovich & Dasha Akimawa, galerie Mansart, Paris, France
2017: Imago mundi - Rotte mediterranee, Centri Culturali alla Zisa, Palermo,Italie
2017: Itinérance, Casa de Velazquez, Madrid, Espagne
2017: Garder le Cap, Galerie Delaunay, Paris, France
2016: Fragile, Galerie Mansart, Paris, France
2016: L’enseigne de Gersaint, Galerie Eva Hober, Paris, France
2016: Pour venir, Casa de Velazquez, Madrid, Espagne
2016: Premio Cairo, Milan, Italie
2016: 20e Prix de peinture Antoine Marin,Galerie Julio Gonzalez, Arcueil, France
2015: Micro Salon, Galerie L’Inlassable, Paris, France
2014: Exposition des Félicités, Possibles d’un monde fragmenté, Palais des Beaux- Arts, Paris, France
2014 Micro Salon, Galerie L’Inlassable, Paris ,France
2014: Summer Group Show, Galerie Eva Hober, Paris, France
2014: Encore, Dixième anniversaire de la galerie Eva Hober, Paris, France
2013: La belle peinture II, Palais Pizstori, Bratislava
2013: La belle peinture est derrière nous, Phœnix Les Halles, Maurice, France
2013: Friends & Family, Galerie Eva Hober, Paris, France​

Prix et residences:

2016: Nominé Prix Cario, Milan, Italie
2016: Nominé Prix Marin, Arcueil, France
2016: Résidence Casa Velazquez, Madrid, Espagne
2014: Premier prix de peinture Alberic Rocheron, Exposition des Félicités, Palais des Beaux-Arts, Paris, France

http://www.evahober.com/?item=georgio-silvestrini

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